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La crise financière et la
copropriété La crise financière aura des conséquences sur la vie des
copropriétés. Rien ne permet, en l’état, de penser à des défaillances
bancaires susceptibles de porter directement préjudice à des syndicats de
copropriétaires. Dans ce domaine on peut néanmoins formuler deux
observations pratiques : - les syndics vont devoir apporter des soins plus
diligents encore à la maintenance de la trésorerie des syndicats mandants. On
peut craindre un accroissement important du nombre des situations de
surendettement et, à tout le moins, des copropriétaires en difficulté
financière. - ils devront, dans la mesure du possible, veiller au
respect des délais de paiement des fournisseurs et entrepreneurs qui vont
être confrontés à la restriction et au renchérissement du crédit bancaire. À un niveau différent, on peut se demander si certains
groupes financiers conserveront leurs activités dans un secteur immobilier
qui pourrait perdre à leurs yeux une partie importante de son attrait. Quittons les supputations pour affirmer avec une plus
grande certitude qu’il va être indispensable de tailler avec énergie dans les
dépenses communes et d’évincer en premier lieu celles ne présentent pas une
utilité primordiale. Autant dire que les pouvoirs publics devront y apporter
leur concours en cessant d’accabler les propriétaires d’obligations aussi
coûteuses que vaines. C’est à l’entretien effectif des bâtiments et des
installations qu’il faut songer avant tout. L’expérience montre que les
emballements incontrôlés, - parfois incontrôlables -, pour des innovations
théoriquement respectables conduisent à la gabegie. Il suffit de consulter
les carnets d’entretien, les rapports de contrôle, les diagnostics et les
devis qui s’ensuivent, moulinés par dizaines de pages au détriment
d’occupants effarés. Une politique tendant à la réduction des risques exige
l’adéquation des mesures aux facultés économiques du secteur concerné et la
cohérence de leur mise en œuvre. Le mécanisme de Robien pour la sécurité des
ascenseurs est un exemple de ce qu’il ne faut pas faire. La participation des copropriétaires à la gestion du bien
commun doit être encouragée. Encore faut-il qu’elle soit éclairée et qu’elle
tende à la satisfaction des intérêts de la collectivité plus qu’à celle des
intérêts individuels lorsqu’ils peuvent entrer en conflit. La formation des
copropriétaires est indispensable pour le bon fonctionnement des syndicats.
Elle doit commencer chez le notaire, au premier achat et se poursuivre ensuite.
On peut alors espérer une amélioration progressive de la qualité des débats
des assemblées et de celle des décisions qu’elles doivent prendre. En l’état de nos informations sur les risques financiers,
il est inutile de délayer le sujet. Les actions de protection exigent la vigilance, la
prudence et la compétence, qui devront demeurer indissociables. |
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